Violences à Saint-Denis : Fillon et Le Pen montent au créneau

Après les heurts intervenus mardi, la candidate FN a accusé le premier ministre d'être «trop occupé» à faire campagne contre elle. Il lui a immédiatement reproché d'«exploiter» l'incident «à des fins electorales».
Le ton monte entre l'exécutif et l'opposition. Alors que d'importantes violences sont intervenues en marge d'une manifestation lycéenne à Saint-Denis mardi, la droite et l'extrême droite sont montées au créneau pour dénoncer la gestion de ces débordements liés à l'«affaire Théo». En cause, le fait que «80 à 100 jeunes» aient «caillassé des policiers, incendié des poubelles et détruit du mobilier urbain», après jeté des fumigènes dans l'enceinte du lycée Suger. Cinquante-cinq d'entre eux ont été placés en garde à vue. Huit d'entre eux ont été présentés à la justice mercredi soir, et 46 ont été relâchés.


«Cette situation n'est pas tolérable. Moi je ne la tolérerai pas! Les policiers, les gendarmes, les enseignants doivent être mieux soutenus», a martelé François Fillon dans une déclaration vidéo publiée sur Twitter, avant de rappeler sa proposition d'abaisser la majorité pénale à 16 ans. «La sécurité est un droit fondamental (que) je défendrai et imposerai», promet le candidat LR.
Dans un communiqué, Marine Le Pen s'est quant à elle montrée plus offensive et a directement chargé le premier ministre, «sans doute trop occupé à faire campagne contre (sa) candidature pour se soucier de ce qui se produit dans le pays!». Une allusion claire aux récentes sorties de François Hollande et de Bernard Cazeneuve, qui redoublent d'efforts pour tenter d'endiguer la montée du FN.

Date de dernière mise à jour : 11/03/2017