Soupçons d'emplois fictifs : François Fillon mis en examen

Le candidat Les Républicains à la présidentielle a été inculpé pour «détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de biens sociaux et manquements aux obligations de déclaration à la Haute autorité sur la transparence de la vie publique».

La décision est tombée 24 heures plus tôt que prévu. Le candidat Les Républicains à la présidentielle, François Fillon, a été mis en examen, ce mardi, dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs dont auraient bénéficié son épouse ainsi que ses enfants, ont annoncé ses avocats et le parquet. Penelope Fillon est convoquée par les juges en vue de sa propre mise en examen le 28 mars prochain.

L'ancien premier ministre était initialement convoqué mercredi matin au pôle financier pour se voir notifier son inculpation, comme il l'avait lui-même annoncé le 1er mars lors d'une conférence de presse organisée à son QG de campagne. Finalement, le candidat a été entendu plus tôt par les juges d'instruction en charge du dossier pour que son audition se déroule «dans des conditions de sérénité», a indiqué Me Antonin Levy.

Le député de Paris est poursuivi pour «détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de biens sociaux et manquements aux obligations de déclaration à la Haute autorité sur la transparence de la vie publique». Le chef de «trafic d'influence» n'a pas été retenu.

Lundi sur Europe 1, l'ex-premier ministre avait de nouveau déploré un «calendrier» judiciaire «indexé sur le calendrier politique». Il avait annoncé le 1er mars qu'il était convoqué par les juges d'instruction le 15 mars en vue d'une éventuelle mise en examen. François Fillon est le premier candidat majeur à une élection présidentielle à concourir avec le poids d'une mise en examen sur les épaules. Il avait promis qu'il se retirerait de la course à l'Élysée dans une telle hypothèse, avant de revenir sur cet engagement.

Date de dernière mise à jour : 16/03/2017