Santé : les nouveaux remèdes du candidat Fillon

Le candidat de la droite, qui présente sa nouvelle mouture mardi, a largement revu sa copie sur ce sujet sensible, histoire de ne pas perdre trop d’électeurs en route.

Il avait juré, la main sur le cœur, droit dans ses bottes, que le programme qu’il avait défendu lors de la primaire de la droite serait celui de sa campagne présidentielle. Mais François Fillon s’est dédit sur au moins un sujet, celui de la santé. Attaqué avec virulence jusque dans son propre camp sur l’épineuse question de l’Assurance maladie, l’ancien Premier ministre, en outre empêtré dans le Penelope Gate, présente mardi une nouvelle mouture de son programme en matière de santé. Exit les déremboursements brutaux et la plus grande place accordée aux mutuelles privées et place à un projet "rebâti, enrichi, amélioré". Et désormais, l’homme de la radicalité assumée se place en consensuel. Démonstration.

Les "gros risques" et "petits risques" à la trappe
 Cela pourrait n’être qu’une question de sémantique, mais en réalité, c’est beaucoup plus que cela. En supprimant la notion de gros risques, qui seraient pris en charge par l’Assurance maladie, et les petits risques, remboursés par les seules mutuelles, François Fillon change tout bonnement la philosophie même de sa réforme. Pendant la primaire, sur son site de campagne, l’ex-Premier ministre était on ne peut plus clair : "Focaliser l'assurance publique universelle sur des affections graves ou de longue durée, et l’assurance privée sur le reste". Dès décembre 2016, il avait retiré de son projet en ligne ce pan polémique.

Date de dernière mise à jour : 05/03/2017