Que sait-on de son meurtrier présumé?

Dans sa ville, à Wambrechies (Nord), les habitants décrivent un homme « normal », « serviable » et « insoupçonnable ». « Tout le monde tombe des nues. Il paraissait totalement normal, il était serviable, à la fête d’école il aidait… C’était un homme à qui on fait confiance, il était insoupçonnable », affirme Michel Sas, premier adjoint au maire de Wambrechies.

Installé dans la ville depuis de nombreuses années, « il a habité pendant un temps dans le même immeuble qu’Angélique, deux étages au-dessus, ils se connaissaient », ajoute Michel Sas. Ce qui expliquerait que la jeune fille l’ait suivi de son plein gré, comme l’a déclaré un témoin. David R. habite désormais à quelques centaines de mètres de là, dans une maison de rue en briques rouges.

« Il était aimable, gentil, attentionné »

« On le connaissait bien, on vivait dans le même immeuble. Il était aimable, gentil, attentionné. Quand on a vu sa photo dans les médias, on s’est dit "c’est pas possible", on est sous le choc », affirme Hélène, 29 ans. « C’était quelqu’un de discret », ajoute son mari à ses côtés.

Père de deux enfants, chauffeur de bus, le suspect a déjà un casier judiciaire. Il a été condamné en 1996 pour « viol avec arme », « attentats à la pudeur aggravés » et « vol avec violence ». Il était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS). Mais il n’avait pas fait parler de lui après.

Sur son profil Facebook, il apparaît en vacances en famille. Selon Le Parisien,sa compagne, rencontrée après sa première condamnation, n’ignorait pas son passé judiciaire.

Une conférence de presse ce lundi

L’autopsie du corps d’Angélique lundi doit permettre d’établir les causes exactes de la mort de l’adolescente, retrouvée morte tôt dimanche à Quesnoy-sur-Deûle,à quelques kilomètres au nord de Lille. « Des éléments nous laissent penser qu’il y a eu une asphyxie », affirmait dimanche une source proche du dossier.

Une conférence de presse du parquet de Lille doit se tenir à 15h30 au tribunal de grande instance (TGI) de Lille.