Présidentielle 2017 : "Je ne courrai pas" après Mélenchon

je suis le mieux placé pour faire gagner la gauche, je suis le mieux placé pour rassembler". En déplacement à Lisbonne samedi 18 février, où il a rappelé sa volonté de légaliser le cannabis, Benoît Hamon a-t-il mis publiquement un terme au jeu du chat et de la souris, auquel il se livre avec Jean-Luc Mélenchon ? "Je m'adresse aux électeurs, je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne, je n'oblige personne", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
 
Face à la probable qualification de Marine Le Pen pour le second tour de la présidentielle, le socialiste a insisté : "Devant une situation où Marine Le Pen représente un danger pour la République et pour la démocratie, oui maintenant je le dis, je suis le mieux placé pour faire gagner la gauche." Benoît Hamon, dont le rapprochement avec le candidat écologiste, Yannick Jadot, n'est plus qu'une question de jours, et Jean-Luc Mélenchon se sont parlés le 17 février au téléphone, après que le candidat de la France insoumise a proposé en plein meeting à Strasbourg de rencontrer son homologue du PS. Ils devraient se rencontrer entre le 24 et le 26 février.
Mais cela ne devrait pas déboucher sur grand chose, à en croire l'entourage du vainqueur de la primaire de la Belle Alliance populaire du 29 janvier. Pascal Cherki, son conseiller, a regretté de "constater que Jean-Luc Mélenchon a fermé la porte" aux discussions entre les deux candidats à la présidentielle, dans l'objectif d'une hypothétique alliance. "Ce sketch va finir par lasser les Français, on va discuter avec les forces de gauche mais on va surtout discuter avec les électeurs", a-t-il ajouté tout en qualifiant de "stratégie de l'évitement" la position de l'ancien leader du Front de gauche.

Date de dernière mise à jour : 06/03/2017