« Patriotes » contre « mondialistes », Marine Le Pen

Sur un fond de musique bretonne Marine le Pen fait son entrée dans l’amphithéâtre du Centre des congrès de Lyon et donne le ton : « contre la droite du fric et la gauche du fric, je suis la candidate du peuple ». En guise de peuple ce dimanche, ils sont environ 5000 personnes, selon les organisateurs, à écouter la candidate frontiste dans l’amphithéâtre et les salles de retransmission. Au premier rang, on peut apercevoir les élus FN, Florian Philippot, David Rachine, Steve Briois, Gilbert Collard ou encore Marion Marechal-Le Pen. Pendant une heure, Marine Le Pen va développer une dichotomie justifiant son engagement à la plus haute fonction de l’Etat. Son premier « acte politique » en ce sens « est de désigner l’adversaire ». Deux « mondialismes » agissant  pour « affaiblir les défenses immunitaires de  la Nation : Le « mondialisme  économique « affairiste et financier » et « un autre mondialisme, « le fondamentalisme islamiste ». Face à ces deux menaces identifiées, elle répondra par la «révolution patriotique ». C’est lui qui réunit les Français de droite et de gauche » (...) C’est lui qui confronte notre vision à celle du mondialisme » (…) Il est temps de revivifier le sentiment national » clame-t-elle. S’en suivent en provenance de son auditoire les slogans habituels du parti de la rose bleue : « on est chez nous ! »