Meurtre d’Angélique, 13 ans : ce que l’on sait

Selon nos informations, David R. a très vite avoué le meurtre d’Angélique alors que les policiers ne disposaient pas d’éléments à charge déterminants. L’homme a reconnu avoir entraîné l’adolescente chez lui sous un prétexte fallacieux. Il aurait reconnu avoir déshabillé la jeune fille puis tenté d’abuser d’elle avant de l’étrangler parce qu’elle se débattait.

Le père de famille a lui-même conduit, dans la nuit, les enquêteurs sur les lieux où il s’était débarrassé du corps. Un endroit ronceux et touffu, difficile d’accès. Le meurtrier présumé aurait caché le corps d’Angélique en le recouvrant de végétation avant de s’enfuir. Selon nos informations, les éléments recueillis par le médecin légiste sur les lieux indiquent une mort par asphyxie et des violences.

L’autopsie pratiquée ce lundi devrait déterminer les circonstances exactes de la mort d’Angélique, et préciser si l’adolescente a été violée.

Un témoignage capital

C’est le témoignage d’un garçon de 10 ans qui avait vu la jeune fille rejoindre volontairement un homme dans le parc de Wambrechies qui a mis les enquêteurs sur la piste de David R. Le père de famille avait été inscrit en 2001 au Fichier automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais). En 1996, le meurtrier présumé d’Angélique avait déjà été condamné à 9 ans de prison pour viol avec arme commis deux ans plus tôt, sur une adolescente de 13 ans. Le détenu était sorti en mars 2000 avec obligation d’un suivi thérapeutique. On ignore encore la nature et la durée de cette injonction.

Depuis, David R. n’avait plus fait parler de lui, si ce n’est par un rappel à la loi en 2014. Le père de famille avait oublié de signaler un changement d’adresse comme la loi l’impose aux individus fichés au Fijais.

Vendredi, un avis de disparition inquiétante avait été diffusé, pour tenter de retrouver la préadolescente, volatilisée dans l’après-midi de mercredi. Angélique avait juste laissé un mot à ses parents indiquant qu’elle devait rejoindre des amies.