Meurtre d'Alexia Daval: Qu'est-ce que le «victim blaming»?

Beaucoup de bruit autour d’une prise de parole. L’avocat de Jonathann Daval, qui a avoué mardi le meurtre de son épouse fin octobre 2017 en Haute-Saône, a évoqué la personnalité « écrasante » d’Alexia Daval dans ce drame. Devant la presse, et comme le montre la vidéo ci-dessous, Randall Schwerdorffer a expliqué pour défendre son client, que « Alexia avait une personnalité écrasante, [Jonathann] se sentait rabaissé, écrasé. »

 

L’avocat a par ailleurs estimé qu'« il y a deux victimes dans cette affaire, Alexia Daval et Jonathann Daval », ajoutant : « C’est un couple dont malheureusement l’un des conjoints était violent mais ce n’est pas celui auquel on pense, c’est-à-dire qu’Alexia, en période de crise, pouvait avoir des accès de violence extrêmement importants à l’encontre de son compagnon. »

« L’inversion de la culpabilité »

Des propos qui ont immédiatement fait réagir. Certains internautes ont pointé le « victim blaming », soit le « blâme de la victime », ou encore « l’inversion de la culpabilité », un discours qui vise à rendre la victime partiellement ou entièrement responsable de son agression.

La militante féministe et cheffe d’entreprise Caroline de Haas est revenue ce mercredi sur cette stratégie de « faire passer la victime pour une folle, une agressive, une hystérique. Une femme à la "personnalité écrasante" ».

Date de dernière mise à jour : 31/01/2018