Maëlys : une affaire entre information policière

Depuis près d'un mois maintenant, la disparition de Maëlys, 9 ans, à Pont-de-Beauvoison en Isère, interroge. Un suspect de 34 ans est aux mains des autorités, mais il refuse toujours de parler. Dans les colonnes de 20 Minutes dimanche, l'avocat des parents de l'enfant, Me Fabien Rajon, rappelle que si les moyens d'investigation engagés sur ce cas sont si impressionnants, c'est parce que « cette affaire est sans précédent dans notre histoire criminelle contemporaine ». Lui l'affirme, le suspect aux mains de la police, « rapidement visé par des éléments troublants, détiendrait actuellement les clefs » de l'enquête. La situation est « intenable » pour la famille de l'enfant.
D'autant que la disparition de Maëlys revient continuellement à la une des médias, ajoutant aux interrogations de l'affaire. « Les investigations menées par les enquêteurs sont confidentielles et couvertes par le secret de l'instruction », rappelle dans le quotidien Fabien Rajon. « Par conséquent, entre la réalité du dossier, l'actualité permanente de l'enquête et les quelques révélations qui peuvent sortir dans la presse, la différence est de taille », observe-t-il. Ce qui ne signifie donc en aucun cas que l'enquête patine dès qu'il y a une absence d'informations dans les médias, estime-t-il.

Pistes erronées

D'autant que toutes ces révélations ne sont pas toutes utiles à l'enquête. Vendredi soir, Le Dauphiné libéré avait notamment dévoilé que le véhicule de l'homme suspecté d'avoir enlevé Maëlys avait été flashé par un radar informatique le soir de la disparition de l'enfant. Or, quelques heures plus tard, cette révélation avait été démentie « catégoriquement » par le parquet de Grenoble dans un communiqué. Cette situation, entre informations de médias et enquête effective, est particulièrement dure à vivre pour les parents de l'enfant, explique leur avocat, qui « [tentent] de se protéger (…) » et de préserver leur intimité. Car, après tout, « l'enquête n'est pas conduite par les médias ou les chaînes d'information en continu, mais par des officiers de police judiciaire ».