Macron veut réduire le nombre des parlementaires

Aujourd'hui je veux vous parler des institutions que je veux changer, et des principes d'action que j'entends suivre. Nous avons vous et moi, reçu le mandat du peuple. Qu'il nous ait été donné par la nation entière ou par une circonscription, ne change rien à sa force à l'obligation collective qui pèse sur nous. Ce qui nous est demandé par le peuple, c’est de renouer avec l’esprit de conquête qui l’a fait pour enfin le réconcilier avec lui-même. En vous élisant dans votre nouveauté radicale à l’Assemblée nationale, le peuple français a montré son impatience à l’égard d’un monde politique fait de querelles ou d’ambitions creuses où nous avons vécu jusqu’alors. Notre premier devoir est de retrouver le sens d'un projet ambitieux de la transformation de notre pays. Ce mandat du peuple que nous avons reçu, quel est-il ? Pour le savoir, il faut sortir de ce débat de faux procès, il faut retrouver de l’air, de la sérénité, de l’allant. Il faut des efforts car ces faux procès sont nombreux. S’agit il de libéraliser le code du travail ? On nous dira qu’il s’agit de répondre aux diktats de Bruxelles.

S’agit-il de réduire nos dépenses publiques pour éviter que nos enfants paient le prix de nos renoncements ? S’agit -il sortir de l’état d’urgence ? On nous dira qu’on brade nos liberté (ou qu’on laisse les français sans sécurité). Rien de tout cela n’est vrai. Le mandat qui nous est donné est de créer de l'unité là ou il y avait de la division.

Notre peuple nous demande d'emprunter une voie radicalement nouvelle. Le mandat du peuple c'est aussi celui de la confiance et la transparence. Nous voulons une société de confiance et pour cela, une loi ne suffit pas." La société de la délation et du soupçon généralisé ne nous plaît pas. J'appelle a en finir avec cette recherche du scandale, avec le viol permanent de la présomption d'innocence, à cette chasse à l'homme. Cette frénésie qui a touché tous les camps est indigne des principes de la République.

Nous n'avons pas cinq ans d'ajustements et de demi-mesures. Les Français sont animés d'une exigence d'intransigeance. Il n'est pas de république forte sans institutions puissantes. L'esprit qui les a fait naître s'est abîmé. Il ne faut pas sacrifier au culte de la vitesse. Je souhaite qu'une évaluation complète de tous les textes importants (...) soit menée dans les deux ans suivant leur application. Il est même souhaitable que l'on évalue les lois plus anciennes. Je pense qu'il faut réduire d'un tiers le nombre des membres des 3 assemblées. La réduction du nombre de parlementaires, un Parlement moins nombreux mais renforcé dans ses moyens est un Parlement où le travail devient plus fluide (...), qui travaille mieux

Date de dernière mise à jour : 24/07/2017