Macron : cent jours et sans repères

Où en sommes-nous, cent jours après une élection présidentielle « chamboule tout », confirmée et amplifiée par des législatives qui ont réduit comme peau de chagrin les oppositions politiques ? Domine une impression d’hésitation, entre l’optimisme qui a élu Emmanuel Macron, et l’impatience de voir des résultats tangibles.

Emmanuel Macron a dit ne pas croire au rendez-vous des « cent jours » - trop court, au regard d’un quinquennat. Et en même temps, il reconnaissait que cent jours suffisent pour abîmer cinq ans… Nous en sommes là.

Cent jours après l’élection du 7 mai, dans ce temps suspendu des vacances, coexistent un acquis conséquent et une impression de flottement, comme une hésitation sur la valeur réelle de ces débuts.

L’Élysée, avec son sens consommé de la communication, a vanté le bilan : trois lois importantes (moralisation de la vie politique, habilitation pour la réforme du droit du travail, état d’urgence), pas d’impôt nouveau pour solder les comptes, et une impressionnante tournée internationale du nouveau président, de Donald Trump à Vladimir Poutine.