Les conseils de Nicolas Sarkozy à François Fillon

adolescent, j'avais le vertige, j'étais plutôt un enfant peureux". C'est Bertrand Picard qui parle dans les pages de l'Équipe. Bertrand Picard l'aventurier qui a fait le tour du monde dans son avion solaire, eh bien il n'osait pas monter dans les arbres lorsqu'il avait 14 ans. En 1985, il est devenu champion d'Europe de voltige en deltaplane. 

La peur, il l'a connue souvent. "Il faut accepter cette sensation", dit Picard. "Les gens qui n'ont jamais peur ne sont jamais sortis de leur zone de confort." "Ce sont des gens dangereux", pense l'explorateur suisse, parce qu'ils sont dans leurs habitudes et ils ne savent pas fonctionner en dehors.

Avant de s'attaquer au tour du monde dans Solar Impulse, lui et son coéquipier ont suivi une préparation avec la marine allemande. Exemple d'exercice : "On était sanglé sur un siège dans une cabine d'hélicoptère immergée et qui se retournait de 180 degrés. Les yeux bandés en retenant notre souffle, il fallait en tâtonnant trouver le chemin pour sortir de la cabine dans l'obscurité la plus complète et se retrouver à la surface. Là vous apprenez vraiment à vous maîtriser, j'ai trouvé ça tellement grisant que j'ai demandé à le refaire". Oublié le petit garçon peureux.

On peut aussi fabriquer des souvenirs

Où commence la manipulation mentale ? La question sera au cœur d'un procès qui s'ouvre aujourd'hui à Paris, écrit Libération. Une thérapeute est accusée d'avoir joué avec la mémoire de ses patients. Neuf victimes. La kiné s'est immiscée dans leur vie. Elle a - au fil des séances de thérapie -, fait surgir un souvenir supposé enfoui, un souvenir toujours violent, souvent incestueux.
 
Un syndrome observé dès les années 70 aux États-Unis et connu sous le nom de "faux souvenirs induits". Une technique de sujétion psychologique qui consiste à faire croire à une personne fragile que sa souffrance provient d'un traumatisme. Et ça peut aller loin. Une patiente en est arrivée à dénoncer un réseau de pédophiles, persuadée d'avoir elle-même assisté à des orgies et des sacrifices d'enfants.
 
Faux souvenirs, mais vraie emprise : les patients se coupent de leur famille et se lient à leur thérapeute, lui donne beaucoup d'argent. L'une des victimes a retiré en liquide de ses comptes près de 800.000 euros en un an. C'est à lire dans Libération, qui est bleu aujourd'hui comme beaucoup de vos quotidiens nationaux. Un fond de page azur, Libé précise : "aucune position politique subreptice dans ce choix de couleur". Le bleu est associé généralement à la droite, mais c'est en fait aujourd'hui une campagne de pub pour un téléphone portable.

De la politique et ses coulisses

Un déjeuner et ce qui ressemble à une réconciliation. Mercredi dernier, la salle à manger du 77 rue de Miromesnil à Paris. Nicolas Sarkozy reçoit François Fillon à déjeuner dans ses bureaux. "L'ancien président peut se montrer très prévenant avec qui a un genou à terre", écrit la journaliste Nathalie Schuck qui a recueilli les confidences de fillonistes. "Sarko a été très en soutien affectif. Ça a touché François", raconte l'un d'eux.

Ainsi, Fillon s'est-il senti suffisamment en confiance pour avouer à Sarkozy combien cette affaire Penelope a été brutale pour lui et sa famille. Au point, lui a il même confié, d'avoir vraiment songé à se retirer de la course. "Si tu es déterminé, il faut que tu ailles jusqu'au bout," lui a conseillé l'ancien président. Mais il lui a fait remarquer qu'il n'aurait jamais dû promettre de se retirer si la justice le rattrapait. "Une mise en examen ce n'est pas une preuve de culpabilité", souligne celui qui en compte deux à son actif. "Fillon dans le confessionnal de Sarkozy", titre ce matin Le Parisien.

La confession publique d'un prêtre de Lyon

Il s'appelle David Gréa, il a 47 ans et a écrit à ses paroissiens. Et voilà ce qu'il leur a dit : "Il y a quelque temps, j’ai commencé à construire une relation avec une femme avec laquelle je pense que Dieu m’appelle à vivre." Le prêtre souhaite se marier. Il a rencontré son évêque, le cardinal Barbarin, et même le pape François. "ll m’a écouté avec bienveillance et a honoré ma démarche d’intégrité", raconte David Gréa dans sa lettre publiée sur internet. Le prêtre amoureux a été déchargé de ses fonctions, et l'annonce en a été faite hier matin à la messe de 10h et demie.

 
Le journal Le Progrès raconte que les paroissiens dans l'église Saint-Antoine se demandaient bien ce que le vicaire général faisait là. C’est le numéro 2 du diocèse. Et puis il a lu la fameuse lettre. La stupeur dans les allées, des larmes coulent sur de nombreux visages. "La perfection n'est pas de ce monde", note le vicaire général dans son homélie. "Les paroissiens se sont levés, ont applaudi, hommage à leur curé qui avait contribué à moderniser et dynamiser les messes avec des groupes de rocks. "Un curé superstar", écrit Le Progrès. Après un tel coup de théâtre. Les paroissiens de Lyon ne sont pas près de l'oublier.