La rencontre entre François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy

Le vainqueur de la primaire ouverte organisée par Les Républicains a résisté aux assauts des juppéistes puis des sarkozystes pour remettre en cause sa candidature présidentielle. La rencontre annoncée entre les trois ténors de la droite n’aura finalement pas lieu.

Le comité politique des Républicains s’est réuni lundi 6 mars 2017 sans que la candidature de François Fillon ne soit remise en cause : sauf surprise, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy demeurera donc jusqu’au bout le candidat soutenu par Les Républicains. « Le débat est clos », a insisté Gérard Larcher, filloniste mais surtout président respecté du Sénat.
 
François Fillon, après Alain Juppé, a accepté la proposition de Nicolas Sarkozy d’une rencontre à trois. Mais l’entourage de Nicolas Sarkozy a indiqué mardi 7 mars que cette réunion n’aura pas lieu et que celui-ci rencontrera chacun d’eux individuellement « dans les prochains jours ».
 
« Le poison de la division »
 
« Il est temps maintenant que chacun se reprenne et revienne à la raison, a déclaré François Fillon. Nos électeurs ne pardonneraient pas ceux qui entretiennent le poison de la division ».
 
Le vainqueur de la primaire a répété que sa candidature « est la seule légitime », et même que cette légitimité a été confirmée par l’« immense succès » du rassemblement de ses militants dimanche 5 mars, à Paris, place du Trocadéro.
 
« Alain Juppé a exclu définitivement d’être candidat à l’élection présidentielle, confirmant qu’il n’y avait pas de plan B », a-t-il ajouté. Cette phrase s’adresse également aux sarkozystes qui, une fois l’hypothèse Juppé écartée, pensaient avancer la candidature alternative de François Baroin en changeant l’homme sans changer le projet d’alternance.