Incidents à Bobigny : Le Pen jette de l'huile sur le feu"

Les violences du samedi 11 février à Bobigny ne cessent de faire réagir la classe politique. En marge d'une manifestation pacifique de soutien à Théo, le jeune homme violemment agressé par des policiers à Aulnay-sous-bois, des incidents ont éclaté, provoqués par des casseurs. Au total, 37 personnes ont été interpellées. Voitures calcinées, vitrines explosées et voirie endommagée, les traces de ces dégâts étaient encore nombreuses, ce lundi matin, dans la ville de Seine-Saint-Denis.

La présidente du Front National avait aussitôt réagi dimanche, sur Europe 1/iTélé/Les Échos, expliquant que "tout cela est la conséquence du laxisme qui diffuse dans la société française, qui est la responsabilité des politiques qui nous ont gouvernés pendant des années". Marine Le Pen a réclamé "un sacré tour de vis" pour "redonner aux policiers les moyens de leur action". 

Des propos dénoncés par Benoît Hamon, qui estime "qu'encore une fois, elle jette de l'huile sur le feu. Une fois encore elle provoque le désordre, elle encourage les violences par son discours de haine et ses indignations sélectives", a déclaré le candidat dans un communiqué. Il a d'ailleurs appelé à "s'insurger" contre le discours de la candidate FN. 

Revenant sur les incidents de Bobigny, le député des Yvelines a dénoncé des agissements "inacceptables", et a rappelé que "nul sentiment d'injustice, aussi fort soit-il, ne peut justifier d'agresser des fonctionnaires de police, d'incendier des voitures et de dégrader des biens publics"

Date de dernière mise à jour : 16/02/2017