Grève de la SNCF : la direction annonce 33,9%

La direction de la SNCF annonce au total 33,9% de grévistes "en milieu de matinée", mardi 3 avril, au premier jour de mobilisation contre la réforme. Le taux de participation à la grève était de 35,4% le 22 mars dernier, lors d'une précédente journée de contestation. "Cependant, les agents indispensables à la circulation des trains ont un taux de suivi très supérieur au 22 mars : 48%, contre 36%." Les personnels d'exécution sont en grève pour 44%, les agents de maîtrise pour 40% et l'encadrement pour 17%.
 
 La CGT à l'offensive. "Les cheminots n'ont pas à avoir honte de bloquer tout le pays", a estimé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, au premier jour de la grève contre la réforme de la SNCF, mardi 3 avril. "On ne veut pas d'un conflit dur. Mais on est obligés d'en arriver là", a-t-il lancé sur France Inter. 
 
 Le trafic sera "très perturbé", selon la direction de la SNCF. En moyenne, seuls 12% des TGV circuleront mardi. Sur les lignes classiques, seulement 13% des Intercités circuleront. Et en région, une liaison TER sur cinq est assurée (6% des trains et 24% des cars). En région parisienne, les voyageurs devront eux aussi s'armer de patience, avec un RER A sur deux et entre 14% et 30% du trafic sur les autres lignes. Le trafic des lignes internationales sera le moins perturbé. Ainsi, 90% des Thalys et 75% des Eurostar seront assurés.
 
 Des alternatives se mettent en place. Pour maintenir leurs déplacements, certains voyageurs optent pour le covoiturage. Plusieurs applications permettent de trouver une voiture partagée dans toute la France, comme Blablacar, Covoiturage-libre, Roulezmalin ou Karos. Les compagnies de "cars Macron" actives en France, Isilines, filiale du groupe Transdev, FlixBus et Ouibus pourront être une alternative pour les trajets de courte et longue distance. L'auto-stop pourrait aussi faire son grand retour.
 
 Une grève perlée. L'intersyndicale de la SNCF appelle à la grève jusqu'au 28 juin. Au rythme de "deux jours sur cinq", les syndicats ont opté pour un mouvement "exceptionnellement fort"