Grève à la SNCF

Un important dispositif policier avait été mis en place. L’occupation n’a finalement duré qu’une heure.

Une centaine de cheminots grévistes ont envahi vendredi en début d’après-midi la cour du siège de La République en marche à Paris, rue Sainte-Anne dans le 2e arrondissement. « Ça va péter », ont chanté plusieurs d’entre eux.

Vendredi matin en assemblée générale, « on a décidé d'aller montrer notre mécontentement » aux représentants d'une majorité présidentielle qui « n'écoute absolument pas ni les Français, ni les cheminots », a rapporté Patrick Belhadj, secrétaire général de la CGT-Cheminots à Paris-Est.

L'occupation de la cour intérieure s'est faite dans le calme, selon les participants qui ont affirmé n'être « pas des casseurs, ni des preneurs d'otage ». C'est « une action purement symbolique pour interpeller les responsables de LREM sur la réforme » ferroviaire, a expliqué un cheminot.

Sortis dans le calme une heure plus tard

Les manifestants, de la CGT et de SUD-rail principalement, ont quitté la rue Saint-Anne (2e arrondissement) dans le calme peu avant 15h, après avoir été brièvement retenus, pour certains, par les forces de l'ordre présentes en nombre.

Christophe Castaner, le patron LREM, a annoncé qu’il allait déposer une plainte. « Nous sommes attachés au droit de manifester et à l'expression démocratique, mais nous ne saurions tolérer aucune forme de violence », a-t-il lancé sur Twitter.

Date de dernière mise à jour : 06/05/2018