François Fillon : «J'irai jusqu'à la victoire»

Dans un entretien au Figaro, le candidat de la droite et du centre, qui n'entend pas renoncer en cas de mise en examen, expose ses propositions dans le domaine de la sécurité.

 - Vous avez expliqué qu'une seule chose pouvait vous empêcher d'être candidat: être mis en examen. Est-ce toujours votre position aujourd'hui?

François FILLON. - J'avais souhaité que la justice agisse vite dans cette période particulière qu'est la campagne présidentielle. Mais la justice n'a pas pris de décision. L'enquête se poursuit et l'horloge tourne. Plus on s'approche de la date de l'élection présidentielle, plus il serait scandaleux de priver la droite et le centre d'un candidat. Je m'en remets désormais au suffrage universel. Ma décision est claire: je suis candidat et j'irai jusqu'à la victoire.

Que répondez-vous aux élus de votre parti qui estiment qu'il n'est plus possible aujourd'hui de faire campagne avec les affaires qui vous touchent?

On annonçait depuis plusieurs jours soit ma mise en examen, soit l'ouverture d'une information judiciaire et cela alimentait l'inquiétude de certains élus. On voit qu'il n'en est rien et donc je vais poursuivre ma campagne. Les conditions sont difficiles, je le reconnais. Je dois tout affronter: les mensonges, les attaques, le calendrier, les opérations ciblées pour perturber mes déplacements… On voit bien qu'il y a une opération lourde, conduite pour empêcher le candidat de la droite et du centre. Cela ne m'intimide pas et c'est en train de renforcer la volonté des électeurs de la droite et du centre. Ce sont des pratiques détestables qui ne me feront pas reculer.

Date de dernière mise à jour : 19/02/2017