Fillon poursuit la contre-offensive sur le terrain

Accablé par la multiplication des affaires et des suspicions, François Fillon a tenu lundi soir une conférence de «la dernière chance», avec une volonté de répondre point par point aux polémiques, et d'ouvrir une nouvelle page dans sa campagne. L'occasion également de remettre de l'ordre dans les rangs de son parti, dont certains cadres n'ont pas été les meilleurs soutiens dans l'épreuve: François Fillon a prévenu que fort de la légitimité de 4 millions de votants, il jugeait qu'aucune instance n'était légitime à le contraindre au retrait. Une riposte que François Fillon poursuit ce mardi sur le terrain et dans la presse.

Comme le rapporte Le Point, François Fillon a révélé à cette occasion qu'il poursuivrait son opération «mea culpa» au moyen d'une lettre adressée aux électeurs, dans la presse quotidienne régionale. Une lettre qui deviendra ensuite un tract distribué sur le terrain dès la fin de semaine. Cette idée aurait été soufflée par Nicolas Sarkozy. Une opération qui fait suite à une première vague de tractages de 4 millions de prospectus siglés «Stop à la chasse à l'homme», distribués dès le week-end dernier.

Avant un déplacement à Troyes, aux côtés de François Baroin, François Fillon a réuni les parlementaires LR en fin de matinée, à Paris. Il a dit «avoir été jeté en pâture aux chiens comme disait François Mitterrand», et a répété qu'il n'y avait pas de plan B à sa candidature. «Il n'y a qu'un plan A, comme attaque», a-t-il assuré. Le candidat a de nouveau mis en cause le Parquet national financier (PNF), qui a ouvert une enquête préliminaire sur les soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille. «Le PNF se saisit en 24 heures. Mes avocats viennent de démontrer qu'il n'était pas compétent pour le faire. Un parlementaire ne peut pas faire l'objet d'une incrimination pénale pour détournement de fonds publics», a-t-il expliqué.

Date de dernière mise à jour : 08/02/2017