Entre radicalité et normalité

La présentation du programme présidentiel de Marine Le Pen, samedi 4 et dimanche 5 février, à Lyon, laissait penser que la radicalité de certains aspects du projet – préférence nationale, sortie de l’euro – allait se conjuguer avec une normalité de façade. Que les mots serviraient à adoucir le propos.

La forme policée de certains « engagements » de la candidate – « nous faisons un programme de gouvernement », justifiait au cours du week-end un dirigeant de la campagne – devait rassurer, et ne pas permettre l’ouverture d’interminables débats.