En Marche ! se dit victime d’une « ingérence » russe

Après être intervenue dans la campagne américaine, la Russie tenterait de s’immiscer dans la présidentielle française en ciblant Emmanuel Macron. Dans une tribune publiée par Le Monde, mardi 14 février, Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche ! dénonce l « ingérence » russe dans la campagne.

« Le site Internet du mouvement En marche ! et ses infrastructures font l’objet de plusieurs milliers d’attaques mensuelles sous diverses formes. L’objectif est de pénétrer dans nos bases de données et nos boîtes mail afin de les pirater. Si ces attaques réussissaient, l’animation de la campagne d’En marche ! deviendrait extrêmement difficile, sinon impossible. Ces attaques proviennent principalement d’Ukraine, pour près de la moitié d’entre elles. Ce qu’indique de manière certaine la nature de ces attaques, c’est qu’elles sont organisées et coordonnées par un groupe structuré et non par des hackers solitaires », écrit-il.

Des « rumeurs diffamatoires »

Richard Ferrand évoque aussi Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, qui a « fait savoir qu’il détiendrait des "informations intéressantes" sur Emmanuel Macron "issues des mails piratés d’Hillary Clinton" », précise-t-il. « La proximité de Julian Assange avec le régime russe n’est un mystère pour personne et ces déclarations ont été faites au journal russe Izvestia », ajoute-t-il.

Le député du Finistère critique également l’attitude de RT (ex Russia Today) et de Sputnik, deux médias qui appartiennent à l’État russe. Ils « s’acharnent à répandre sur Emmanuel Macron les rumeurs les plus diffamatoires », explique-t-il, remarquant que « Mme Le Pen et M. Fillon sont mystérieusement épargnés, comme si leur proximité notoire avec le pouvoir russe les immunisait contre les calomnies dont Emmanuel Macron est la cible ».

Mardi matin, une nouvelle attaque a bloqué les serveurs du mouvement durant une dizaine de minutes, selon l’AFP.

Date de dernière mise à jour : 19/02/2017