Emmanuel Macron relance sa campagne… à la campagne


Le vieil homme tente de s’approcher, malgré les nombreux gardes du corps qui entourent Emmanuel Macron. « Je veux le toucher », s’excuse-t-il, béret sur le crâne et moustache aussi blanche que ses cheveux. Le contact des doigts sur l’épaule est bref, presque fugace. Mais il suffit à l’admirateur, qui repart déjà.
Aucun mot n’a été échangé, l’ancien ministre ne s’en est même pas rendu compte, occupé à distribuer des sourires et à attraper des mains devant la librairie Cultura de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), où il est venu dédicacer son livre Révolution, samedi 25 février.

Ses adversaires l’accusent de se prendre pour Jésus-Christ ou Jeanne d’Arc, mais certains de ses partisans ne sont pas loin de le penser.
Multiplication des réunions publiques
Tout va mieux ! Empêtré depuis dix jours dans les polémiques nées de ses propos sur la colonisation et la Manif pour tous, Emmanuel Macron affiche à nouveau une mine réjouie.
En mettant en scène son alliance avec François Bayrou, scellée dans un restaurant parisien, jeudi, l’ancien protégé de François Hollande est habilement sorti de la spirale négative dans laquelle il était entré et s’attache désormais à redonner une dynamique à sa campagne.
Durant deux jours, vendredi et samedi, d’abord dans le Lot puis en Corrèze et en Haute-Vienne, M. Macron a multiplié les réunions publiques et les rencontres, comme s’il voulait s’assurer de sa popularité.
Il a été rassuré. A chaque halte de son périple, il a multiplié les poignées de mains et les selfies, comme si de rien n’était. « Tenez bon », « Ne vous laissez pas faire », « On compte sur vous », lui ont lancé ses sympathisants.
A Souillac (Lot), vendredi, l’ancien banquier a même réussi à se mettre dans la poche les quelques militants CGT venus l’attendre avant son meeting, les invitant à rentrer avec lui dans le palais des congrès de la ville, alors que l’entrée leur avait été refusée.

 

Date de dernière mise à jour : 27/02/2017