Des proches prennent la défense du suspect Hubert Caouissin

Huit jours après avoir été écroué pour le quadruple meurtre de la famille Troadec, à Orvault, Hubert Caouissin reçoit le soutien de certains de ses proches. Le suspect de 46 ans, qui venait de se remettre d’un burn-out et semblait vivre reclus dans sa ferme du Finistère, « n’y est pour rien », assure même sa mère ce mardi matin au micro de RTL.
« Il était toujours content, il a des copains de partout, il ne fait pas d’histoire (…). J’ai toujours entendu dire de Lydie [la compagne du suspect] que son frère était violent, Il la battait », continue-t-elle en parlant de Pascal Troadec. « L’acte est moche, mais il n’avait pas sa tête quand il a fait ça, indique la mère d’Hubert Caouissin. Il s’est retrouvé piégé. Mon fils n’était pas parti pour faire du mal… »

 

Hubert Caouissin a raconté aux enquêteurs s’être rendu à Orvault, le soir du drame, pour en savoir plus sur d’éventuelles pièces d’or que détenait la famille. Pour la mère de Pascal et Lydie Troadec, ce trésor a bel et bien existé. Renée Troadec a même évoqué au micro de RTL « 50 kg d’or » et une valeur de « cinq millions d’euros ». « C’est de l’argent sale, répond la mère d’Hubert Caouissin. Il n’en aurait jamais voulu. »

Renée Troadec juge pourtant que cette histoire a fait « voler sa famille en éclats ». Interrogée par Le Télégramme, elle raconte elle aussi des coups de sang de son fils Pascal lors de réunions de famille agitées. Selon elle, il s’était « accaparé » le trésor et ne voulait pas le partager. C’est pour cette raison qu’elle aurait coupé les ponts avec lui, et serait restée plus proche de Lydie et de son gendre Hubert, un homme « sympathique », qu’elle « aimait bien ». « Il a été pris d’un coup de folie », dit-elle.

Un coffre de la Banque de France ?

Les enquêteurs cherchaient toujours, ces derniers jours, à prouver l’existence de ces pièces d’or. Interrogé par Ouest-France, le frère du suspect affirme n’en avoir jamais entendu parler.

A Brest, on raconte qu’elles pourraient provenir d’une caisse que la Banque de France voulait charger sur un navire, pour être mise à l’abri, au début de la Seconde Guerre Mondiale. Elle aurait finalement été récupérée et cachée des nazis dans un immeuble brestois, avant d’être retrouvée lors de travaux par le père Troadec, décédé en 2009.

Date de dernière mise à jour : 15/03/2017