CSA : le temps de parole et d'antenne de Fillon "anormalement élevé"

La couverture médiatique de l'affaire Penelope aura eu bien des conséquences pour le candidat... Et va même jouer sur sa présence dans les médias durant les prochaines semaines. Ce mercredi, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a estimé que le temps de parole et d'antenne de François Fillon était « anormalement élevé » et a demandé aux chaînes de veiller à l'équilibre pour les autres candidats. Il précise cependant dans son communiqué qu'il est « conscient des circonstances particulières de la couverture médiatique de la campagne de ce candidat », mais se dit « préoccupé de la possibilité pour les autres candidats de bénéficier d'ici à la fin de la période d'une exposition équilibrée au regard du principe d'équité ». Le régulateur « demande instamment aux éditeurs d'y veiller ».

 

Fin de la première période d'équité

Depuis le 1er février, date du début de la période électorale, et jusqu'au 10 avril, les chaînes doivent respecter l'équité, c'est-à-dire tenir compte de la représentativité et du poids de chaque parti. Cette équité concerne à la fois le temps de parole des candidats, mais aussi de leurs soutiens, et des chroniques ou sujets qui parlent d'eux, sauf s'ils sont explicitement défavorables. Ainsi, dans l'affaire de Penelope Fillon, seuls les sujets qui ne sont pas explicitement défavorables au candidat de la droite ont été comptabilisés. À partir du 20-21 mars, date de publication de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel, cette règle est renforcée, car l'équité des temps de parole et d'antenne doit aussi s'apprécier à « conditions de programmations comparables » (même tranche horaire, etc.) Le CSA estime mercredi qu'« à moins de 15 jours de la fin de la première période d'équité la part des temps de parole et d'antenne de François Fillon est anormalement élevée ».

Date de dernière mise à jour : 11/03/2017