Bayrou demande à Macron des mesures pro-familles nombreuses

Alors qu' Emmanuel Macron a le vent en poupe , son soutien depuis la semaine dernière , François Bayrou a marqué de légères différences avec le candidat qu'il soutient désormais. Invité ce dimanche dans Le Grand rendez-vous Europe 1/iTélé/Les Echos, le président du Modem, a indiqué qu' il y a « une culture française », contrairement à ce qu'avait affirmé, lors d'un meeting à Lyon, l'ancien ministre de François Hollande.

De même, le maire de Pau s'est dit en désaccord avec les propos d' Emmanuel Macron tenus sur la colonisation . En visite en Algérie il y a dix jours, le candidat à l'élection présidentielle avait jugé que la colonisation était « un crime contre l'humanité ». François Bayrou a même avoué ne pas avoir« été séduit d'emblée » par le candidat qui a sa préférence.

Mais le centriste a formulé plusieurs exigences acceptées par Emmanuel Macron, parmi les quelles le vote « d'une loi sur la moralisation de la vie publique garantissant aux Français que les grands intérêts n'auront pas prééminence sur l'intérêt général» et l'engagement de « protéger la rémunération du travail au lieu de baisser la rémunération du travail, comme cela se fait partout dans le monde », a expliqué François Bayrou. D'ailleurs, ce dernier s'est déclaré en accord avec « l'équilibre général » du projet sur le plan économique. Il soutient la réforme sur la taxe d'habitation et les baisses de charges pour les entreprises.

Aider les familles nombreuses "à vivre"

Toutefois, le maire de pau souhaite « qu'on aide les familles nombreuses à vivre, à être reconnues » alors qu'Emmanuel Macron n'a pas prévu, jusqu'à présent, de telles aides. « Grâce à notre démographie, la France va être dans une vingtaine d'années le premier pays européen », a souligné François Bayrou, ajoutant que la France « devrait aller vers un soutien aux familles pour que la démographie se maintienne ».

Enfin, le maire de Pau a vilipendé l'attitude de Marine Le Pen et François Fillon, tous deux dans le viseur de la justice et qui n'hésitent pas à la critiquer durement. « Ceux qui se présentent à cette élection le font avec l'idée d'être élu président de la République. Or, le président, c'est le protecteur de la justice, c'est le plus haut magistrat du pays », a rappelé le président du MoDem. « Dans son rôle constitutionnel, il est écrit qu'il préserve les institutions, défend les institutions et notamment la séparation des pouvoirs et notamment l'autorité judiciaire », a insisté François Bayrou. « Se présenter à cette élection en mettant en cause la justice - et d'une certaine manière, c'est la même chose quand on attaque les journalistes, cela rend votre position difficile », a-t-il jugé.
 

Date de dernière mise à jour : 28/02/2017