A Toulon, manif devant le meeting de Macron

Il est 15 heures passées, le meeting toulonnais d’Emmanuel Macron aurait déjà dû démarrer mais, pour l’instant, c’est l’émeute devant le portail d’entrée du Zénith de Toulon. Quelque 200 personnes se sont rassemblées depuis le début de l’après-midi pour dénoncer, comme la veille dans le Vaucluse, les propos du candidat d’En marche sur la colonisation, «un crime contre l’humanité», et la guerre d’Algérie. Pieds-noirs, anciens combattants, associations de harkis mais aussi des militants du parti de la France et des élus Front national - Frédéric Bocaletti, le secrétaire départemental du Var, profite de l’aubaine - tentent d’entrer pour perturber la réunion publique.

De l’autre côté des grilles, de nombreux militants de l’ancien ministre de l’Economie font sagement la queue en direction des gradins tandis qu’à l’extérieur, les sifflets fusent. Soudain, ça charge : les manifestants prennent de front la ligne de policiers qui barrent l’entrée du portail. «En marche les pieds-noirs», crie un orateur au micro. En première ligne, les anciens combattants, enhardis par quelques jeunes gros gabarits, poussent aux cris de «Macron trahison !». Les forces de l’ordre font face, quelques personnes sont bousculées. «La police avec nous !», hurle la foule. Le premier assaut est repoussé. Des lacrymos sont tirées. L’orateur appelle au calme, mais les premières lignes ne veulent pas reculer. Dans la grande salle du Zénith, le meeting doit démarrer vers 16 heures.

Date de dernière mise à jour : 19/02/2017