500 images et 142 vidéos pornos de mineurs sur son ordinateur

La traque se resserre autour des amateurs d'images et de vidéos de mineurs à caractère pornographique sur internet. Jeudi soir, un jeune vendeur accro a été condamné à 6 mois de prison avec sursis.

Après l'ancien directeur d'hôtel sexagénaire, condamné la semaine dernière par le même tribunal, une nouvelle affaire de diffusion d'images de mineurs sur internet présentant un caractère pornographique a été jugée jeudi soir. Et toujours le même engrenage nauséabond qui met en scène des enfants manipulés par des adultes. Cette fois-ci, Mickael, 29 ans, ex-entraîneur bénévole d'un club sportif de l'agglomération albigeoise, s'est fait prendre dans les mailles des policiers cybernautes de la PJ. Une date a été retenue : le 27 septembre 2013 à Albi où il aurait diffusé des images vers d'autres adresses par le biais d'un site de partage. La diffusion de trop.

Il a été convoqué à plusieurs reprises au commissariat mais les policiers ont dû aller le chercher à son domicile. Ils ont saisi son ordinateur et l'ont analysé. Ils ont trouvé 500 images et 142 vidéos de mineurs. Lors de son audition, il a expliqué ressentir une attirance pour les petites filles prépubères mais que jamais il n'avait envisagé de passer à l'acte. Dan son club où ses compétences et sa gentillesse n'ont jamais été mises en cause, il n'entraînait que des garçons pré-ados. Et tout s'est toujours bien passé.

«Lors d'un téléchargement, je suis tombé sur des vidéos pédophiles. ça m'a écœuré et j'ai tout effacé. Mais ça me travaillait et je suis revenu sur le site», confiait-il.

Il a téléchargé pendant 4 ans des fichiers de petites filles nues. ça le mettait en transe, précisait-il aux enquêteurs. Sa compagne était au courant de ses pulsions malsaines qu'il agrémentait de visites sur des sites libertins et d'échanges. Mais eux ne sont pas répréhensibles.

«C'est de la boucherie»

 

«Il y a de jeunes enfants qui participent à des actes sexuels, qui sont en train de se faire violer par des adultes. Vous avez toujours cette attirance ?», lui demande la présidente. «Non, je me fais soigner, je suis suivi par un psy». Le rapport d'un expert fait ressortir des tendances pédophiliques.

La procureur s'emporte. «Vous téléchargez des images et des vidéos de mineures en train de se faire violer et vous assistez à ces viols. C'est de la traite d'êtres humains, de la boucherie. S'il n'y avait pas des amateurs comme vous, il n'y aurait pas de business. Ce n'est pas possible d'être excité par ça ! Quelles que soient les difficultés de votre passé, il n'y a pas de circonstances atténuantes». Elle demande 3 ans de prison ferme, un suivi sociojudiciaire pendant 5 ans et une interdiction d'exercer une activité en lien avec des mineurs.

«Bien sûr que c'est écœurant, bien sûr qu'on ne peut comprendre, il doit être condamné. Mais pas à 3 ans de prison. Il a dit qu'il avait un problème avec ça, il a été honnête et il n'y a jamais eu de passage à l'acte. Il fait un travail sur lui-même, il travaille, il a une compagne. Je veux une peine juste», explique Jean-Baptiste Alary, son avocat.

Le tribunal l'a condamné à 6 mois avec sursis, assortis d'un suivi sociojudiciaire de 3 ans et d'une interdiction d'activité professionnelle auprès des mineurs. Il est aussi inscrit d'office au fichier national des délinquants sexuels.

 

source la depeche