Le président de la république .

Reprenant la tradition parlementaire, la Vème République établit un exécutif bicéphale, avec le Président de la République et le Gouvernement. Mais la Vème République veut établir au sein d'un exécutif renforcé une prééminence présidentielle. L'ordre de préséance tel qu'il résulte de 

 

(le Président de la République est abordé dès le Titre II de la Constitution), et tel que renforcé par l'onction du suffrage universel direct, exigent que l'on étudie d'abord le Président de la République. 

La personnalité du fondateur de la Vème République, le général de Gaulle, a joué un rôle essentiel dans le renforcement de la présidence de la République dans le texte de 1958. C'est en se fondant tant sur une légitimité personnelle historique que sur une conception du pouvoir qui tente de concilier l'incarnation de la Nation dans un chef et le système démocratique, que le général de Gaulle a contribué à façonner la fonction présidentielle. Cette construction se manifeste par le fait que le Président de la Vème République, contrairement à son prédécesseur de la IVème République, est doté d'attributions nominales importantes. Elle est renforcée par l'élection par un collège électoral élargi en 1958, puis consolidée par le suffrage universel direct en 1962. Ainsi, la primauté du Chef de l'Etat est un élément distinctif de la Vème République. Le Président de la République apparaît en effet comme la « clef de voûte des institutions », selon le mot de Michel Debré en 1958. 

Date de dernière mise à jour : 07/08/2017