La médecine légale et les techniques associées

Elle examine les dommages physiques du corps humain. Ce secteur ne se confond pas en France avec la police technique et scientifique, mais ils demeurent proches et souvent imbriqués. Par techniques associées, on entend : l'histologie, la radiologie, la bactériologie, etc.

La criminalistique peut être définie comme une activité en profonde mutation qui demande des compétences pluridisciplinaires faisant appel aux :

  • Sciences fondamentales : mathématiques, physique, chimie, biologie, bactériologie…

Sciences naturelles : anthropologie, zoologie, botanique, géologie, minéralogie, entomologie…

  • Sciences appliquées : électronique, informatique, méthodes analytiques, médecine légale, dommage corporel et traumatologie séquellaire…
  • Sciences humaines : psychologie, psychiatrie, sociologie, criminologie, victimologie…
  • Technologies diverses : télécommunications, armements, thermographie, infra-rouge, laser…

dont la diversité des champs d'application concerne le phénomène criminel. Bien que participant d'un ensemble hétéroclite, elles sont maintenant dénommées « sciences criminelles ».

La criminalistique n'a rien d'un domaine figé. Elle se doit d'être à la hauteur des technologies en constante évolution. Électronique, informatique, transmission à distance des données et des images, microscopie de pointe, biologie moléculaire ou rayons lasers font désormais partie du quotidien des experts.

On a longtemps pensé que ces services spécialisés s'intéressaient surtout aux homicides et aux crimes de sang. On s'aperçoit pourtant qu'ils interviennent dans les enquêtes les plus diverses, que celles-ci aient trait au terrorisme, au trafic de stupéfiants, aux agressions sexuelles, à la délinquance économique et financière, au banditisme, aux faux documents et aux faux moyens de paiement, aux œuvres d'art et aux fraudes diverses.

Date de dernière mise à jour : 24/10/2017