Fonctionnaire

En revanche, l'impact de la réforme est plus complexe à évaluer pour les fonctionnaires. Car contrairement aux salariés du privé, ceux du public ne paient pas de cotisations maladie ni de cotisations chômage, hormis une « contribution exceptionnelle de solidarité » (CES), dont le taux est fixé à 1%. Il fallait donc trouver une autre forme de contrepartie. 

La hausse de la CSG sera au final compensée par le versement d'une prime compensatoire égale à 1,67 % de la rémunération brute du fonctionnaire. Cette compensation est uniquement à hauteur de la hausse de la CSG, donc sans gain de pouvoir d'achat pour les fonctionnaires (la légère différence entre les deux taux de 1,67 et 1,7 % s'expliquant par le fait que l'assiette de la CSG soit légèrement moins importante que le salaire en tant que tel). Contrairement au cas des salariés du privé, il s'agit donc d'une opération nulle pour eux : les fonctionnaires continuent à toucher le même niveau de rémunération chaque mois. 


Le ministre de l’action et des comptes publics a également annoncé un gel du point d'indice des fonctionnaires, qui ne sera donc pas augmenté pour compenser la hausse de la CSG en 2018.